| Recette en vidéo |
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| Par Christian Antou |
| Amuses-bouche |
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| Bouchons, samoussas, bonbons piments, boulettes, nems, sarcives, wantan, etc. |
| Accompagnements |
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| Rougailles, riz, grains, salades et autres piments |
| Plats |
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| Carry, rougailles, ragoût, papillotes, gratins, etc. |
| Desserts |
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| Tartes, gâteaux, mousses de fruits, sorbets, glaces, etc. |
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HISTOIRES ET PETITES HISTOIRES SUR L'ALIMENTATION À LA RÉUNION
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Dun point de vue historique, on ne connaît pas exactement la date de la découverte de lîle, mais vraisemblablement, elle a eu lie au début du XVIè siècle. Les Phéniciens y auraient peut-être abordé et, sans doute, les navigateurs indiens ou arabes la connaissaient déjà, mais on retient que les portugais lauraient découverte en 1512, 1516 ou 1520.
LES PREMIERS NAVIGATEURS
Par la suite, de nombreux navigateurs y ont fait escale, lexistence et la position de lîle étant bien connues au début du XVIIè siècle.
Un récit de V.Y. BONTEKOE, en 1649, relate une description de lîle encore déserte, lors dune escale de trois semaines, pour que sy rétablisse un équipage affaibli par le scorbut.
Lon trouve quantité de ramiers de cette espèce qui a les ailes bleues. Ils se laissaient prendre avec les mains ou bien on les assommait à coups de bâtons et de cannes, sans quils fissent aucun effort pour senvoler. En un jour, on en tua bien deux-cents. Nos gens en faisaient bouillir une partie et faisaient rôtir lautre...
Ils trouvèrent aussi une grande quantité de tortues de terre quils faisaient cuire avec des prunes de Damas dont nous avons fait bonne provision...
comme nous fûmes plus avant dans la terre, nous trouvâmes grand nombre doies, de ramiers, de perroquets gris et beaucoup dautres gibiers, avec quantité de tortues de terre... Il y avait aussi des Dod-Eersen (Dodo), qui ont de petites ailes. Bien loin de pouvoir voler, ils étaient si gras, quà peine pouvaient-ils marcher... Ainsi, ce seul gibier nous fournit ce qui était nécessaire pour notre nourriture...
Il y trouvèrent de forts beaux poissons, des carpes et une autre sorte de poissons qui ressemble fort aux saumons ; ils sont forts gras et de fort bon goût. On trouva aussi de leau douce et une petite rivière.
Il ny a point de peuple dans cette île. Nos gens la parcoururent de tous les côtés, percèrent au travers de ses bois et se soûlèrent de gibiers et de poissons. Ils avaient trouvé linvention de rôtir les oiseaux avec des broches de bois et de faire dégoutter dessus, cependant quils rôtissaient, la graisse des tortues, ce qui les rendait si délicats , que cétait un plaisir que den manger. Ils trouvèrent aussi une eau courante où il y avait de grosses anguilles...
Nous y trouvâmes des palmistes dont nous buvions le suc qui sen tire ; ce suc est la douceur même...
LARRIVÉE DES FRANçAIS
Dautres navigateurs, hollandais, anglais ou portugais, visitèrent lîle, mais ce sont les français qui en prirent possession en 1642. On la nomme Mascarin ou Île de Mascareigne.
Lîle sert de prison aux fortes têtes de Fort Dauphin, comptoir français à Madagascar. 12 mutins y séjournent et se portent à merveille. Rapatriés à Madagascar, les français décident, plusieurs années de suite, de renouveler lopération et envoient de 14 hommes (dont 6 nègres), en 1654. Ils apportent avec eux du bétail et des semences, mais, découragés davoir vu un cyclone anéantir leurs plantations, ils quittèrent lîle quatre années plus tard.
En 1663, 2 français et 10 malgaches (3 3 femmes) débarquaient et sinstallaient à proximité de la Caverne Saint Paul.
Leur case estoit bastie proche dune fontaine qui tombait en nappe deau du milieu dun grand rocher, entourée de tabac, de racines et dherbes prospères dont ils avaient porté les graines. Ils tenaient dans un enclos, quantité de cochons et de cabris F. Martin 1665.
En août 1665, lîle se nommant maintenant Bourbon, sous lautorité du premier gouverneur, Etienne REGNAULT (commis de la Compagnie des Indes Orientales. Cette compagnie, fondée par Colbert en 1664, devient le monopole du commerce et de la navigation dans toutes les Indes et mers orientales et possédait Madagascar et les isles circonvoisines, dont Bourbon).
Ensuite, de nombreux colons issus de France ou de Madagascar sétablirent et, parmi eux, les premiers français.
Jacob de la Haye, Vice-Roi des Indes, arrive en 1671 avec les ordres et le souci de faire de Bourbon une escale où puissent se ravitailler les navires en route pour lInde.
A cette époque, lîle encore paradisiaque, les colons sont peu soucieux délevage et dagriculture. Aussi, il se sent obligé dinterdire la chasse pour quils puissent se consacrer à lagriculture.
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