goutanou cuisine réunionnaise
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HISTOIRE
Comprendre ce qu'est la cuisine réunionnaise, ses origines, ses évolutions, sa diversité et pourquoi elle est une formidable leçon de tolérance et d'équilibre
FONDS COMMUN
Indiens, français, africains, malgaches, chinois, etc., ils ont tous apporté de leurs origines pour faire LA marmite réunionnaise.
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Plats de la cuisine traditionnelle, ethnique ou évolutive réunionnaise
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Plats de la cuisine traditionnelle, ethnique ou évolutive réunionnaise

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Spécial WOK (23/4/2010),
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(24/10/2010)
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Par Christian Antou à Petite Ile
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HISTOIRES ET PETITES HISTOIRES SUR L'ALIMENTATION À LA RÉUNION

D’un point de vue historique, on ne connaît pas exactement la date de la découverte de l’île, mais vraisemblablement, elle a eu lie au début du XVIè siècle. Les Phéniciens y auraient peut-être abordé et, sans doute, les navigateurs indiens ou arabes la connaissaient déjà, mais on retient que les portugais l’auraient découverte en 1512, 1516 ou 1520.

LES PREMIERS NAVIGATEURS

Par la suite, de nombreux navigateurs y ont fait escale, l’existence et la position de l’île étant bien connues au début du XVIIè siècle.

Un récit de V.Y. BONTEKOE, en 1649, relate une description de l’île encore déserte, lors d’une escale de trois semaines, pour que s’y rétablisse un équipage affaibli par le scorbut.

Dodo et oie sauvage
Dodo et oie sauvage
“L’on trouve quantité de ramiers de cette espèce qui a les ailes bleues. Ils se laissaient prendre avec les mains ou bien on les assommait à coups de bâtons et de cannes, sans qu’ils fissent aucun effort pour s’envoler. En un jour, on en tua bien deux-cents. Nos gens en faisaient bouillir une partie et faisaient rôtir l’autre...
Ils trouvèrent aussi une grande quantité de tortues de terre qu’ils faisaient cuire avec des prunes de Damas dont nous avons fait bonne provision...
comme nous fûmes plus avant dans la terre, nous trouvâmes grand nombre d’oies, de ramiers, de perroquets gris et beaucoup d’autres gibiers, avec quantité de tortues de terre... Il y avait aussi des Dod-Eersen (Dodo), qui ont de petites ailes. Bien loin de pouvoir voler, ils étaient si gras, qu’à peine pouvaient-ils marcher... Ainsi, ce seul gibier nous fournit ce qui était nécessaire pour notre nourriture...
Il y trouvèrent de forts beaux poissons, des carpes et une autre sorte de poissons qui ressemble fort aux saumons ; ils sont forts gras et de fort bon goût. On trouva aussi de l’eau douce et une petite rivière.
Il n’y a point de peuple dans cette île. Nos gens la parcoururent de tous les côtés, percèrent au travers de ses bois et se soûlèrent de gibiers et de poissons. Ils avaient trouvé l’invention de rôtir les oiseaux avec des broches de bois et de faire dégoutter dessus, cependant qu’ils rôtissaient, la graisse des tortues, ce qui les rendait si délicats , que c’était un plaisir que d’en manger. Ils trouvèrent aussi une eau courante où il y avait de grosses anguilles...
Nous y trouvâmes des palmistes dont nous buvions le suc qui s’en tire ; ce suc est la douceur même...”

L’ARRIVÉE DES FRANçAIS

D’autres navigateurs, hollandais, anglais ou portugais, visitèrent l’île, mais ce sont les français qui en prirent possession en 1642. On la nomme Mascarin ou Île de Mascareigne.

L’île sert de prison aux fortes têtes de Fort Dauphin, comptoir français à Madagascar. 12 mutins y séjournent et se portent à merveille. Rapatriés à Madagascar, les français décident, plusieurs années de suite, de renouveler l’opération et envoient de 14 hommes (dont 6 “nègres”), en 1654. Ils apportent avec eux du bétail et des semences, mais, découragés d’avoir vu un cyclone anéantir leurs plantations, ils quittèrent l’île quatre années plus tard.

En 1663, 2 français et 10 malgaches (3 3 femmes) débarquaient et s’installaient à proximité de la Caverne Saint Paul.

“ Leur case estoit bastie proche d’une fontaine qui tombait en nappe d’eau du milieu d’un grand rocher, entourée de tabac, de racines et d’herbes prospères dont ils avaient porté les graines. Ils tenaient dans un enclos, quantité de cochons et de cabris” F. Martin 1665.

En août 1665, l’île se nommant maintenant Bourbon, sous l’autorité du premier gouverneur, Etienne REGNAULT (commis de la Compagnie des Indes Orientales. Cette compagnie, fondée par Colbert en 1664, devient le monopole du commerce et de la navigation dans toutes les Indes et mers orientales et possédait Madagascar et les “isles circonvoisines”, dont Bourbon).

Ensuite, de nombreux colons issus de France ou de Madagascar s’établirent et, parmi eux, les premiers français.
Jacob de la Haye, Vice-Roi des Indes, arrive en 1671 avec les ordres et le souci de faire de Bourbon une escale où puissent se ravitailler les navires en route pour l’Inde.

A cette époque, l’île encore paradisiaque, les colons sont peu soucieux d’élevage et d’agriculture. Aussi, il se sent obligé d’interdire la chasse pour qu’ils puissent se consacrer à l’agriculture.

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