Fruit originaire de Madagascar, il poussait autrefois en abondance sur le littoral et à moyenne hauteur (600 mètres). Devenu rare à une époque à cause des constructions à outrance de routes et d'habitations sur son terrain de prédilection, il recommence à apparaître dans les jardins et dans les cours. Arbrisseau fructifiant abondamment de septembre à décembre et parfois même deux fois par an. Ces fruits, très appréciés, ont été ensuite boudés, à cause du souvenir de pauvreté qu'ils évoquaient et remplacés par des bonbons et friandises. Les vavangues faisaient le plaisir des marmailles qui passaient leurs moments de détente à escalader les rocailles et à courir dans les terrains vagues. Aussi, on disait "aller aux vavangues" pour une promenade sans but ni direction précis. D'où le terme créole "vavanguer" et son diminutif "vanguer" qui signifient la même chose. A maturité, la peau des vavangues brunit peu à peu et se frippe légèrement. Deux gros noyaux et une pulpe peu abondante au léger goût de tamarin remplissent ces fruits difficiles à traîter en cuisine, mais qui restent néanmoins une curiosité au souvenir d'antan.
Ce fruit subtropical, appelé encore tamarille, est originaire du Pérou et s'est répandu dans de nombreux pays, Kenya, Nouvelle-Zélande, Vénézuela, Colombie, Equateur... Ce fruit de la famille des solénacées, est riche en vitamine A (1000U/100 gr) et C (31 mg/100 gr) ainsi qu'en phosphore. Peu calorique, il donne (27 cal/100g). On consomme ce fruit à la petite cuillère ou alors en jus, sorbet, confiture, compote, cuit au sirop. A la Réunion, on prépare de délicieux rougailles. Après l'avoir pelé, on le traite comme la petite tomate, avec oignons, piments verts et sel. La peau qui n'est pas consommable, peut s'enlever facilement en ébouillantant les tomates arbustes quelques minutes ou en les faisant griller légèrement.
Fruit du tamariner, originaire d'Afrique orientale, il est aussi connu aux Antilles, en Inde, en Afrique et Asie du sud-est. "Tamarins verts" ou "tend", ils sont cueillis avant que les graines et l'enveloppe ne soient formées. Elles sont utilisées comme accompagnement des carrys. Brossés et bien lavés, ils sont pilés (ou mixés) finement et mélagés à du piment vert ou rouge, de sel et de l'huile. Plus connu quand il est mûr, il contient une pulpe à la fois sucrée et acidulée. Il est alors utilisé pour la préparation de boissons, sorbets, confitures, chutneys et condiments. En Inde, sa pulpe séchée s'utilise comme ingrédient important dans les mélanges d'épices et intervient aussi dans les salades, bouillons et les purées de légumes secs. Son jus frais assaisonne les crudités. En Chine, on agrémente certains potages aigre-doux de tamarin confit. A la Réunion, on utilise la pulpe conservée avec du sel pour acidifier les massalés et le bouillon larson.Le tamarin
La sopote noire, ou zapote negro, est originaire du Mexique. Malgré son nom, ce fruit n'appartient pas à la famile des sapotacées, mais à celle des ébénacées (famille du kaki). La sapote aurait été introduite vers 88. L'arbre au feuillage très dense et très vert fructifie de juillet à octobre. La sapote cache sous sa peau verte une étonnante pulpe noir, douce et crèmeuse. Cette couleur et cette consistance lui ont valu, à la Réunion, le nom de "caca poule". Ce fruit est assez peu apprécié. On peut en faire une crème avec du sucre et du rhum ou encore l'utiliser dans les bavarois, pour sa couleur naturelle de chocolat.
Considérée comme une peste végétale, la vigne marronne envahit nos ravines. Néanmoins, elle nous donne ces délicieux fruits qui se consomment tels quels, en gelée...
Nom donné localement pour les baies du raisinier-bord-de-mer. Né le long des côtes mexicaines, il pousse au Venezuela, Porto Rico, Guatemala et aux Antilles. Les arbustes, avec leurs feuilles abondantes, font de merveilleux arbres à ombre, pour les espaces aménagés, près de nos rivages marins. Les baies rondes passent du vert au pourpre et deviennent noires à maturité. Les fruits sont plus ou moins sucrés et acides, avec une saveur musquée. Dans certains endroits, on réalise avec ces baies de la confiture, des gelées, du vin.Le jus acide est fébrifuge.
Comme son nom l'indique,elle nous vient certainement de Madagascar ou peut-être de l'Inde. A la Réunion, cette plante épineuse pousse à l'état sauvage sur le littoral ouest et sud et la cueille d'avril à juillet. Il faut les cueillir bien rouges, presque noirs, sinon elles sont acides et astringeantes. Pour les rendre plus sucrées, il faut les écraser entre les doigts. Les enfants les mangeaient tels quels. Aujourd'hui, ces fruits sont boudés et presque oubliés.
Dénommée aussi pomme d'accot, ce fruit issu d'un bel arbuste, pousse dans les bas de l'île, notamment dans la région de Saint Pierre. La pulpe farineuse est un peu astringente.
Fruit très peu connu ici, mais délicieux. Sa chair mauve et translucide laisse couler un lait blanc et sucré. La pomme de lait
Graine du fruit de l'arachide, la cacahuète ou cacahouète est encore appelées "pistache de terre" ou "des Antilles". Très utilisée pour la fabrication de l'huile, le résidus sec est transformé en tourteau, pour l'alimentation des cochons. La cacahuète est hautement énergétique (560 Cal pour 100 grammes). A la Réunion, les pistaches sont souvent vendues grillées en cornets de papier journal, lors des matchs de football ou sur les marchés. Encore vertes, elles sont bouillies entières à l'eau salée et consommée comme "ravaj". On réalise aussi les colle-aux-dents ou colle pistache, sorte de nougatine où l'on remplace les amandes par les cacahuètes. Les pistaches grillées et pilées ou moulues sont encore utilisées pour la réalisation d'un rougaille à base de tomates et de piments. De nos jours, on les remplace souvent par de la Dakatine, beurre de cacahuètes vendu en boites. |
Pistache arbuste Magnifique arbre donnant des grosses coques renfermant de nombreuses graines qui ont un léger goût de pistache verte. |
D'origine japonaise ou d'Amérique du su, le physalis se nomme aussi Alkékenge, Groseille du Cap, Amour en cage, Coqueret du Pérou, Tomatillos, Pruinosa, selon l'espèce. Il pousse à l'état sauvage dans l'île et son nom "Pocpoc" fait allusion au son de l'éclatement du calice gonflé qui entoure la baie. Le calice renferme une substance colorante jaune qui était autrefois utilisée pour colorer le beurre. Le Fruit est une baie acide qui est diurétique, laxative et parfumée. On recommande d'enlever la peau qui rend les préparation amères. A déguster nature ou encore trempé dans du chocolat, fondant, caramel. Le pocpoc convient aussi pour des confitures, tartes et pour la réalisation de cocktails. Au Mexique, on accompagne les tacos de Sals verde, préparation à base de pocpoc cuit, mixés et mélangés à de l'ail, de l'oignon, du piment et du citron vert.
Passifloracée comme le fruit de la passion, elle a gardé son nom de famille à la Réunion. Ailleurs, on la nomme Banana Passionfruit, Curubo ou encore Taxo. Cette longue baie verte et jaune est présente sur nos marchés aux mois de septembre et octobre. C'est un fruit assez riche en vitamine A (1770U/100 gr) et C (70 mg/100 gr). Il est, dit-on, recommandé au petit déjeuner, à jeun, pour combattre la dysentrie. Sa pulpe abondante permet de réaliser jus de fruits, cocktails. Ses autres utilisations sont les mêmes que celles du fruit de la passion, glaces, sorbets, coulis...La passiflore
Appelée aussi papaye des Montagnes, elle a servi de support pour les hybrides du babaco. Ala Réunion, elle pousse dans les régions froides, Plaine des Cafres, Plaine des Palmistes. On consomme la pulpe blanche, pépins compris.
Fruit tropical très connu, il est originaire du Mexique.
A la Réunion, on le consomme autant vert (ici, on dit "jaune") que mûr. La papaye verte s'utilise en cuisine pour les gratins, daubes, rougails (battue), salades... Elle reste l'élément essentiel de la célèbre salade de fruits pimentée qu'on consomme en fin d'après-midi, les jours de vacances à la saison de fin d'année.
On fabrique aussi de la papaye verte confite séchée et cristallisée ou au sirop, de la marmelade...
Papaye confite Choucroute à la papaye verte VIDEO ! Soufflés à la papaye verte VIDEO !
Appelée mûrier à la Réunion, cette moracée nous vient de Ténériffe, en passant par l'Île de France en 1775, par Cossigny. D'autres variétés sont venues par Le Vaillant, par Gaudichaud et surtout par Perrotet de Manille. Ne pas confondre la mûre qui pousse dans notre île sur des arbres, avec la mûre sauvage, appelée mûron, qui est le fruit d'une ronce de la famille des rosacées. Noire, rouge ou blanche, la mûre se consomme telle quelle, en confitures, gelées, glaces, sorbets, punchs. Au milieu du 18ème siècle, la colonie plante une quantité de mûriers pour l'élevage du ver à soie. M. de Hell fit venir des filateurs de l'Inde, il y eut des magnaneries construites, des tours montés... Mais, les métiers de M. Duhamel Beaugendre laissaient beaucoup à désirer et les négresses fileuses, formées par les fileurs indiens, étaient peu habiles. La soie obtenue était de mauvaise qualité et l'expérience de cette branche de commerce a failli être stoppée. Grâe à l'entêtement de quelques uns, Péricon et son gendre Potigny, qui se trouvait en France, achetèrent des métiers venat d'une filature en vente et les expédièrent à Bourbon. En 1841 es fondé à Salazie, un établissement modèle avec dortoir, pour accueillir apprenties, apprentis et surveillants. A la fin de 1842, croissainet à Salazie plus de 500 mûriers, d'où la nourriture suffisante pour 60 kg de cocons et 5.666 kg de soie. Mais la formation des élèves n'a pas suivi, la formatrice Mle Boïeldieu rentra en France et l'exploitation devint chère et peu rentable. Quelques passionnés, dont Félix Orré à Saint Pierre s'occupa des vers à soie pendant plusieurs années encore et finit par se dégoûter. La difficulté à synchroniser la naissance et a croissance des vers avec la naissance des feuilles et leur développement, la main d'oeuvre lente et coûteuse, ont finalement stoppé cette tentative. Dommage...
Originaire d'Asie, elle s'est répandue longtemps après en Afrique et en Amérique Tropicale et est arrivée sur l'île, vers 1770 de Goa. Aujourd'hui, elle pousse un peu partout et surtout dans les régions de Saint Paul et Saint Pierre. Les nombreuses variétés existantes, plus celles récemment élaborées par des instituts de recherche, permettent d'avoir des mangues mûres sur les marchés, plus de la moitié de l'année, d'octobre à mai. Mangue José, Auguste, papaye, Emile, sauvage, Lucie, Cyrile, carotte... Les variétés sont innombrables et les qualités disparates. On choisit une mangue par rapport à son goût et la présence de plus ou moins de fibres. Certaines ne se consomment que mûres, José, "greffe"... d'autres vertes, carottes, sauvages... En plus des sorbets, glaces, marmelades, la mangue mûre s'utilise aussi en cuisine, en chutneys, ou en garniture pour le canard et autre gibier. Dans certains pays, on l'utilise sous toutes ses formes (en liqueur, en purée avec de la vanille, en pulpe mijotée, puis séchée, ou encore avec du riz gluant et du lait de coco). Saveur de térébenthine ou d'abricot et d'ananans, ces utilisations sont infinies. La mangue est un fruit très nutritif, avec 11 à 20 % de sucre. Elle apporte 62 cal pour 100 grammeset contient du fer, de la provitamine A et de la vitamine B et C (plus que l'orange, 60 mg pour 100g). Cepndant, sa consommation excessive peut entraîner des troubles gastriques (avec de l'alcool et du lait).Elle combat la paresse intestinale et soulage les maux de gorge et les infections des gencives ou de la bouche.
Ici, on consomme autant, sinon plus, les mangues encore vertes que mûres. Les mangues vertes sont consommées crues, avec du sel et du piment sec broyé en fine poudre rouge. Des marchands les vendent près des écoles et même lors des fêtes ou autres matches de football. Une fois "battues", on les traite en rougaille, crues ou cuites, avec de la morue. Ils servent aussi à la confection des achards ou encore à acidifier légèrement les carrys de poisson. Ces mangues non cultivées, comme leur nom l'indique, poussent à l'état sauvage, au bord des ravines. Très acides, elles sont consommées plutôt vertes que mûres.
Confit de mangues vertes et de citrons VIDÉO ! Shutney de mangue et ananas VIDEO ! Rougail de morue à la mangue verte VIDEO !
Le Mangoustan pousse naturellement dans les îles de la Sonde. Il est cultivé en Inde, en Afrique, à Cuba et à Hawaï. A la Réunion, sa culture est très difficile et seuls quelques spécimens résistent dans l'est dans la région de Saint Benoît. Surnommé le roi des fruits tropicaux, le mangoustan est aussi une plante médicinale. En Indonésie, on le prescrit contre les fièvres et, avec son écorce, on élabore une tisane contre la diarrhée, la dysentrie et le ténia. En Inde, la tradition veut que les malades ayant en aversion tous les autres fruits, trouvent le mangoustan délicieux. Lorsqu'ils le rejettent, c'est que la mort est proche.Sous son écorce rouge et obscure se cache une délicieuse pulpe blanche de la saveur combinée de l'ananas, de la pêche et de la framboise.
Originaire de l'Inde, ce fruit s'est répnadu en Chine et est arrivé sur l'île en même temps que le letchi, en 1764.
Appelé encore "litchi ponceau" ou "oeil de dragon", ce fruit contient de la vitamine C (55 mg/100 gr). Sa teneur en sucre est de 10 % environ et il fournit 65 cal/100 gr. Il fructifie juste après le letchi, vers la fin février, jusqu'au début mai.
En ce moment, par des procédés hormonaux, les planteurs ont réussi à avoir des fruits jusqu'au mois d'août. Il se consomme et s'utilise comme le letchi, mais son prix, sa pulpe peut abondante et son gros noyau font de lui un fruit secondaire par rapport au letchi.
Originaire de Chine, le letchi pousse un peu partout dans l'île (Sainte Rose, Bras-Canot, Entre-Deux, Langevin... Son apparition sur nos marchés annonce la période de fin d'année, Noël et Jour de l'An.
Assez riche en vitamine C, il contient aussi du potassium. Avec ses 16 % de glucides, il est peu recommandé aux diabétiques. Il apporte 68 Cal pour 100 grammes. Les chinois affirment que les letchis activent la circulation sanguine et qu'ils fortifient les poumons et le coeur.
Le litchi, comme on le nomme ailleurs, est le fruit vedette de l'Île de la Réunion. Sa culture se développe et son exportation est prometteuse malgré la rude concurrence des letchis de Madagascar.
Il se consomme frais et est vendu hors saison au sirop, et parfois séché. Ce fruit s'apprête aussi en cuisine, en mariage avec le canard, le porc et le poisson. Son goût sucré, avec un léger parfum de rose ou de raisin muscat, convient assez bien aux associations de sucré-salé. On prépare aussi un rhum-letchi qui, avec le temps et la présence de noyaux, devient délicieux et prend une belle couleur de Cognac.
Lorsque deux letchis sont attachés ensemble à leur base, c'est l'occasion pour petits et grands de jouer à "philippine". Ce jeu consiste à séparer les deux fruits, en fixant une date et une heure où le premier qui rencontre l'autre et prononce le mot 'philippine", gagne un cadeau désigné ensemble, au préalable.
Originaire du Japon, il a été introduit récemment dans l'île. Certains agriculteurs de Petite-Île tentent sa culture, mais le kaki est encore mal connu. Appelé Plaqueminier ou Figue-Caque, ce fruit se mange très mûr, et il faut attendre qu'il soit mou pour déguster sa chair à consistance de gelée et sucrée. Fournissant 60Kcal/100 grammes, le kaki est assez riche en potassium (200 mg) et en vitamine C 7 à 22 mg).
Originaire de Chine, il pousse dans toute l'Asie et s'est répandu en Arabie, Afrique du Nord et même en Europe et dans le midi de la France (circoulier ou guindanlier). Ici, il pousse sur le littoral ouest et sud, dans les régions les plus chaudes (Possession, Saint Paul, Grands-Bois...). Parmi les nombreuses variétés, dont certaines poussent à l'état sauvage, seules quelques unes, donnent des fruits appréciés. On trouve les meilleurs de l'île à la Possession, vendus sur le bord des routes au mois de juillet à août. Il existe aussi une variété, dite "greffée", qui est délicieuse. Cette date chinoise à la peau fine et brillante qui passe du vert au jaune, rouge, brun ou roux, et sa chair est farineuse ou croquante. Le jujube se consomme frais, tel quel ou avec du sel et du piment, comme autrefois. Certaines familles confectionnent aussi un rhum jujube. Dans d'autres pays, il se consomme frais (avec du riz et du miel, comme en Chine), sec, en compote, pâte de fruits, dans la pâtisserie (gâteau, beignet), en cuisine (farces pour viande, soupe). Beaucoup plus énergétique sec que frais (314 cal contre 135 pour 100 gr), sa teneur en sucre varie de 32 à 74 %. Très utilisé autrefois en médecine et dans la pharmacopée, aujourd'hui encore, on lui accorde des vertues pectorales et il serait recommandé en cas d'inflammation intestinale.Le jujube
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Originaire de l'Inde, il se cultive aussi aux Antilles, en Malaisie, en Afrique tropicale et en Amérique du Sud. A la Réunion, il se cultive sur tout le littoral et servait de bordure pour séparer les propriétés agricoles. Dans l'île, il est très utilisé lorsqu'il est encore vert, cueilli avant que les graines se forment. On l'appelle alors Ti-jaque.
Vendu parfois entier sur les marchés, il est difficile à préparer car de sa peau s'écoule une substance blanche qui colle aux doigts ("la colle jaque"). L'effet de ce latex peut être réduit en huilant ses mains et son couteau C'est pourquoi les marchands préfèrent le vendre épluché et "battu".
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| Le jaque "battu" est utilisé dans la cuisine pour rélaiser le célèbre carry ti-jaque au boucané, ou encore le massalé ti-jaques. Effiloché, il se prépare en achard et de nos jours, certains l'accompagnent avec des crevettes. |
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Lorsqu'il est mûr, on ne consomme que les gousses telles quelles ou en confiture. Deux espèces sont connues à la Réunion, le jaque dur aux gousses fermes et jaunes (il a la préférence des locaux) et le "jaque sosso", assez gluant et diificile à avaler. Ce fruit très parfumé est lour et difficile à digérer le soir.
Les graines se mangent bouillies ou grillées. Elles sont riches en protéines (8,6 %).
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 Appelée "zambrosade" à la Réunion, ce fruit nous vient de l'Inde et de Malaisie. Il pousse à l'état sauvage, le long des ravines. Ce fruit, au parfum et au goût de rose, était le goûter préféré des marmailles qui allaient se baigner dans les ravines, après les périodes de grosses pluies. Ce fruit, très fragile, ne supporte pas les cuissons et doit être consommé tel quel. On prépare, dans certaines familles, un rhum zambrosade au parfum subtil et léger.La jamrosade
Fruit poussant sur le littoral ouest et sud de la Réunion, il nous vient certainement de l'Inde. L'arbre peut atteindre plusieurs mètres de hauteur et servait de plante à ombre pour les cous et jardins d'autrefois. Consommé tel quel quand il est bien mûr (peau bien noire et brillante), il peut être utilisé pour la confection de glaces ou de sorbets. Sa pulpe entourant un noyau volumineux, est d'une belle couleur violette.
Blanc, rose ou rouge, le jambalac, comme on le nomme ici, est de saison au mois de mars, avril. Parfum de rose, mais saveur discrète, ce fruit est rafraîchissant. Il est consommé tel quel ou encore dans les salades de fruits mélangés et pimentés. Le Jambose est une autre variété dans la peau pourpre, légèrement cireuse, cache un gros noyau central. Il est plus rare que le jambalac et on le trouve dans la région de Saint Benoît.
Liane sauvage qui pousse sur le littoral ou sur les bordures des champs de canne ou autres. Les fruits de la grenadine pocpoc sont entourés d'une cage fibreuse, renfermant de nombreuses graines, un peu comme les fruits de la passion. Légèrement sucrés, ces fruits, dit-on, contiennent beaucoup de vitamine C. Jadis baucoup consommés par les enfants, ils sont maintenant boudés ou oubliés.
Soeur modèle du fruit de la passion, elle vient de l'Amérique Tropicale et pousse à la Réunion, surtout dans les hauts de l'île. Plus ovale que le Fruit de la Passion, ce fruit peut être jaune, orange, pourpre, violet. La pulpe est moins colorée et moins acide et parfumée que le fruit de la passion. Fruit de la passionElle est néanmoins agréable à manger telle quelle. Elle peut être utilisée en coulis pour accompagner glaces et sorbets ou pour
Appelée "Pomme de Carthage", elle serait originaire du golfe d'Aden ou de Perse. En tout cas, elle est cultivée depuis fort longtemps dans tout le bassin méditerranéen.
A la Réunion, sont introduction est très ancienne, elle pousse de 0 à 1200 mètres et se fructifie presque toute l'année.
Sacrée pour les Assyriens, emblème de la vie pour les hébreux, la grenade accompagnait les morts dans l'Egypte Ancienne, où sa représentation ornait les murs des tombeaux. Symbole de fertilité pour bien des peuples, ce fruit clarifie les idées et purge des envies et de la haine, selon Mahomet. Le fruit rais est diurétique par son eau (79 %), reminéralisant (phosphore, potassium, chlore, souffre), astringent, dépuratif et riche en vitamine C. On l'utilise comme médicaments contre les effets inflammatoires (gorge, reins, appareil génito-urinaire, rhumatismes).
La grenadine est le sirop issu de la grenade, mais, rien ne vaut le jus frais de ses grains rouges. Sous le règne des Pharaons, la grenade se transformait en "shedan", un vin excitant, après fermentation. La grenade est utilisée dans les salades de fruits et dans les cocktails. En Tunisie, ses grains accompagnent les desserts avec les dattes, du lait caillé, des figues et du miel. Les cuisiners du Moyen-Orient utilisent aussi la grenade dans les plats salés, boulettes de viande, poisssons farcis, sauces, soupes. La grenade se choisit bien lourde et bien colorée. Le fruit se conserve plusieurs semaines.
Grains d'un magnifique arbre originaire d'Afrique du sud qui pousse dans la région de Sainte Suzanne et de Saint Benoît. Les enfants mangeaient ses grains lorsqu'ils étaient devenus bien noirs et tendres. Saveur surprenante et odeur entêtante.
Autres grains que les enfants d'autrefois adoraient, les grains de bébé poussent à l'état sauvage dans le nord de l'île, Sainte Marie, Saint Denis et ses environs.
Bien qu'il soit appelé goyave de Chine (fruit avec lequel, le goyavier n'a d'ailleurs stritement rien à voir), ce sont les brésiliens qui l'ont introduit en Asie. Cette myrtacée se nomme aussi goyave fraise mais est appelée goyavier à la Réunion. Considéré par certains comme une peste végétale, ce fruit représente pour beaucoup une source de revenus occasionnels. Au Brûlé, à Dos d'Âne, à la Plaine des Palmistes ou encore sur la route du Grand Brûlé, nombreux sont les locaux qui profitent du pique-nique dominical pour aller cueillir ces délicieux fruits rouges, les mois de juin et juillet. Le goyavier rougeCes fruits, débarrassés de leurs nombreuses grianes dures, sont utilisés généralement en confiture, pâte et gelée. On réalise aussi des glaces et des sorbets ainsi que des desserts à base de produits laitiers (yaourts, crème fraîche, fromage blanc...). Ce fruit acide et sucré à la fois, convient parfaitement à la fabrication d'entremets (mousses, bavarois...), de coulis, ainsi que pour la réalisation de cocktails ou de punchs, dont le plus célèbre ici est le Goyavlet. Des essais d'association à des plats salés se sont montrés plus ou moins concluants. Ce fruit entier est très fragile et supporte mal les cuissons., consommé cru, il représente une source non négligeable en vitamine C.
Cette autre variété est appelée goyavier blanc ou jaune (voir photo ci-contre), mais ses utilisations sont moins importante et sa culture moins répandue.
Originaire d'Amérique Centrale ou du Brésil, on en dénombre plus de cent espèces, toutes comestibles. Cette myrtacée pousse un peu partout dans les cours de l'île, mais depuis un certain temps, on la cultive à des fins commerciales.
Blanche, jaune ou rose orangée. La goyave a une saveur douce, musquée et très aromatique, ce qui est normal pour un fruit de la même famile que la cannelle, du girofle ou de la muscade. Laxative quand elle est bien mûre, verte, elle est utilisée pour ses propriétés astringentes. Assez énergétique, 52 cal pour 100 gr, elle est riche en vitamine C, A et PP. Sa teneur en sucre s'élève à 11 %. Goyave de France Ce fruit intertropical qui se trouve en Inde, aux Antilles, au Brésil ou en Côte d'Ivoire, ne pousse pas en France. Lorsque des espèces aux fruits plus volumneux arrivèrent sur l'île, elles ont été néanmoins nommées Goyave de France.
Jadis adorées par les enfants en mal de friandises ou de gâteaux, elles sont aujourd'hui boudées et pourrissent sur les arbres ou sont données aux cochons. On note cependant leur réapparition sur les marchés et sont utilisées dans la préparation de boissons, pâtes de fruits, gelées, confitures... Elle est aussi utilisée dans l'industrie alimentaire pour aromatiser crèmes glacées, yaourts et autres boissons lactées.
Originaire d'Asie méridionale et de Polynésie, ce fruit est aszez connu aux Antilles, en Amérique et même dans les Andes. A la Réunion, il pousse sur la côte sous le vent. Le fruit mûr est d'un jaune-vert pâle et reste croquant. Aigrelet et juteux, il se consomme cru, mais il convient aussi pour les pickles (au vinaigre). En confiture, les fruits deviennent rouge rubis. Dans l'île, les enfants le mange cru, avec un mélange de sel et de piment sec, pilé finement.
Plante magnifique (le philondendron de vos appartements qui a tant de mal à pousser...), avec d'immenses feuilles qui pousse un peu partout, aux bords des ravines. Cérimon, Pine Tree Fruit, ce sont les autres noms donnés à ce fruit (en réalité, ce sont de nombreux petits fruits réunis en un épi), à la saveur de banane et d'ananas. Trop beau pour être vrai, ce fruit contient de l'oxylate de calcium (détruit à la cuisson ou lorsque le fruit est mûr à point) et peut causer certaines brûlures aux muqueuses buccales. Leur couleur passe du blanc-jaune quand il est jeune, au vert-jaune quand il est mûr.Le fruit délicieux
Passifloracée originaire d'Amérique Tropicale, on la cultive aussi en Afrique, en Australie et en Malaisie. Fruit de la Passion ou Grenadille sont des fruits différents, mais appartenant à la même famille et avec de fortes ressemblances. Les fruits de différentes couleurs (brun, rouge, jaunâtre ou violet) sont lisses et brillants quand ils ne sont pas mûrs. A maturité, la peau épaisse se ramollit, se ride puis se ratatine. Ces fruits possèdent une pulpe jaune claire et orangée, garnie de petites graines noires comestibles. La pulpe acidulée et très parfumée est utilisée pour la fabrication de boissons, de sorbets, de glaces... Son coulis convient très bien pour accompagner des desserts peu acides. En cuisine, ce fruit peut être utilisé pour des préparations aigre-douces et peut convenir au canard, gibier et même certains poissons. Consommé nature, il est peu calorique, riche en provitamine A et en vitamine C.
Ces fruits rouges poussent à l'état sauvage dans les hauts de l'île ou près des ravines.
Leurs utilisations sont les mêmes que les autres fruits rouges.
Appelée fruit de raquette, ce cactus est originaire du Mexique et existe sous différentes variétés. A la Réunion, La figue de Barbarie pousse dans les parties rocailleuses du littoral.
Une variété de cette plante est la base de la boisson fermentée et alcoolisée, de renommée mondiale, la tequila. Le fruit mûr est de couleur jaune-orange ou ocre-rouge et les mexicains utilisaient une variété de ce cactus pour élever la cochenille qui donnait une matière colorante pour teindre en rouge armes, habitations, cotons...
Attention aux épines et au duvet qui l'entourent. La pulpe contient de nombreuses graines noires. Ce fruit se consomme bien mûr, tel quel, en salade, confiture... A hautes doses, ce fruit constipe. Il contient 14 % de sucre.
Originiare d'Orient, elle est répandue dans le bassin méditerrannéen. Deux espèces indigènes sont présentes dans l'île, dans la région de Bras-Cabot et dans le sentier du Taïbit à Cilaos. Sinon, d'autres espèces importées plus récemment figurent dans certaines cours. Fruit connu et apprécié des anciens, qui le consommaient cru avec du jambon ou l'utilisaient pour gaver les oies. Accompagnateur des voyageurs en mer, lorsqu'il est sec, il était parfois mélangé aux raisin.s de Corynthe, car meilleur marché, d'où l'expression "mi-figue, mi-raisin". Elle est assez énergétique (80 cal/100gr), riche en glucides et potassium, et en vitamines (A, B et C).
De la Polynésie, en passant par Maurice, en 1768 par Bougainville ou Commerson, le Fruit de Cythère, ou encore Pomme de Cythère ou Momblin de Malabar, l'évi ou zévi ici, pousse sur nos côtes etfructifie d'avril à septembre.
De la forme d'un oeuf, ce fruit de la famille des mangues, est rès difficile à ouvrir en deux à cause du noyau fibreux qui adhère à la pulpe. L'évi mûre (sucrée et légèrement acideà se mange telle quelle ou alors en confiture ou en pâte de fruits. Le fruit vert, très acide, se mange avec du sel et du piment sec broyé finement ou encore en rougaille, "battu" à la façon des mangues vertes.
Il est conseillé d'enlever la partie haute du fruit et de bien le laver avant de le consommer, à cause de la présence d'un "lait" qui peut causer de petites démangeaisons.
Originaire du Golfe Persique, la datte est très cultivée en Afrique du Nord, en Egypte et en Arabie. Pierre Poivre l'introduit dans l'île en 1669. Ici, pas de culture mais juste quelques arbres dans les cours de la région de Saint Paul à Saint Pierre. En France, elle est souvent consommée comme friandise (fourrée, glacée, en nougat). La cuisine du Maghreb l'associe aux tajines et couscous doux, dans les ragoûts et plats épicés. En Iraq, le jus de datte est utilisé comme condiment dans les salades, soupes... La sève du dattier produit un "vin" grisâtre et doux, qui fermente rapidement et devient pétillant, nommé "Calou", par les indiens qui en font un large usage. La datte est l'aliment de l'effort physique et un tonique nerveux. En effet, elle contient beaucoup de sucre, de vitamines (B1, B2 et PP), du calcium, du magnésium, du pottasium, et du phosphore. Par sa richesse naturelle en sucre, il n'est pas nécessaie d'en rajouter pour la confire. A la Réunion, on enveloppait les grappes de dattes d'un sac en toile du jute (goni), mouillé d'eau de mer à plusieurs reprises, pour les confire, ou on faisait tremper les fruits dans de l'eau salée, jusqu'à ce qu'ils remontent en surface. En effet, l'action du sel, par phénomène d'osmose, concentre la teneur du fruit en sucre. On utilise aussi les branches et feuilles du dattier pour confectionner des balais.
Magnifique lorsqu'il fleurit et fructifie (d'avril à mai), cet arbuste épineux, le corinda, est devenu rare et peu de personnes connaissent encore ses fruits.
On le trouve dans certaines cours dans la région de Saint Paul ou des environs de Saint Pierre. De la grosseur d'une cerise, les fruits passent du blanc au rose, et du rouge au noir, lorsqu'il est mûr. Les fruits laissent couler un lait blanc collant quand on les cueille. La pulpe écarlate est très acide, mais d'une saveur unique et surprenante.
Conviendrait certainement à la réalisation de sorbets, de punchs, de coulis...
Présent sur l'île deuis le début du 17è siècle, le cocotier est d'origine de l'Amérique intertropicale ou de Mélanésie. Ce grand voyageur n'a pas toujours eu besoin de l'homme pour voyager et a su, au gré des vagues, se laisser porter jusqu'aux côtes tropicales du monde entier. Le cocotier est présent sur notre île, mais peut-être pas suffisamment comme dans les îles avoisinnantes. Pourtant, les réunionnais ont utilisé et utilisent encore ce produit à 100 %. Les racines comme rafraîchissant, le bois dur, en matérieu de charpenterie et les feuilles en vannerie, toiture... La coque du coco sec, coupé en deux, servait de brosse à reluire pour les parquets cirés. La noix et l'eau de coco sont riches en potassium, calcium et magnésium. L'eau de coco, considérée comme pure et bienfaisante, est vendue aux touristes dans la commune de Saint-Paul. La noix de coco séchée et râpée sert à la confection de bonbons coco ou de fondants coco. On fabrique aussi des punchs coco. L'utilisation du lait de coco dans la cuisine n'est pas très répandue, sauf dans les familles d'origine comorienne.L'huile de coco était très utilisée autrefois en médecine préventive ou encore pour le soin des cheveux. La production locale de noix de coco reste insuffisante et chère. Aujourd'hui, on importe des quantités considérables de cocos secs de Madagascar et des Comores. Notons aussi l'usage massif de noix de coco dans les rites indiens.
 Appelée encore cerise de Cayenne, la cerise pays ou roussaile nous vient de l'Inde. D'un goût acide, légèrement sucré, rappelant celui de la cerise. Ses feuilles sont utilisées pour faire passer la fièvre. On l'utilise beaucoup depuis l'apparition de l'épidémie de chikungunya.
Fruit rouge devenant presque noir quand il est mûr. De la taille d'une cerise, elle renferme un gros grain et son goût est sucré-acide. La cerise Brésil est consommée telle quelle ou dans les punchs
Pomme de Goa, groseille de Coromandel, ce Star Fruit est originaire de l'Inde ou d'Indochine. Fruit asiatique, mais il pousse également en Floride, Californie, Amérique de Sud... Autrefois, très répandu dans l'île surtout à Saint-Denis, il devient non pas rare mais difficile à cultiver. On le trouve sur nos marchés d'avril à fin juillet. On rencontre plusieurs espèces aux couleurs et aux goûts différents, mais il reste un fruit plus ou moins acide. Sa pulpe, très juteuse, peut se transformer en gelée ou confiture, chutneys. Utilisée fréquemment dans la cuisine française nouvelle, surtout en décor, le carambole sert dans la cuisine asiatique, d'élément entrant dans les préparations de sauce au curry et de saveur aigre-douce. Fruit riche en vitamine C et peu calorique, il ne contient pas de fibres. Vert, il contient de l'oxyde de potassium qui est un bon décapant de la rouille.
Originaire du bassin de l'Amazonie, cette plante a été cultivée autrefois à la Réunion, mais son exploitation fut brève et pas très concluante. Il reste, néanmoins, quelques arbustes dans les cours et jardins des grandes demeures. Qui dit cacao, dit chocolat, mais en Europe, pendant longtemps, il ne fut connu qu'à travers une boisson réservée aux occasions exceptionnelles. Les Aztèques du Mexique consommaient les fèves grillées sous forme de bouillie mélangée à de la farine de maïs et relevée de piment fort. Ici, pas de fabrication de chocolat, ni de beurre de cacao, mis seulement quelques fèves à sucer et un bel ornement pour les jardins.
Fruit de la même famile que la carambole, il est originaire de Malaisie ou d'Indonésie. Il est connu aussi en Thaïlande, au Sri Lanka et à Hawaï. Rarement consommé cru, car très acide, ce cornichon pays convient très bien en achard, pickles, rougail ou confit à l'eau salée pour accompagner les charchuteries et les viandes froides. On réalise aussi une délicieuse confiture qui accompagnera certains desserts fabriqués avec des fruits plus fades, ou encore il servira de base pour la confection de sauces aigre-douces. Décape les métaux et fait briller les cuivres, il enlève aussi certaines taches sur les tissus.
Non ! Ce ne sont pas des grains de filaos, mais des fruits d'un gros arbre qu'on trouvait beaucoup dans la région de Saint Pierre, Saint Louis. Ces fruits, en tombant, laissent des traces noires sur le sol et c'est justement ce jus noir et assez boisé que les enfants recherchaient en mâchonnant les grains. Bibi Jako est le nom donné par certains à celui qui est noir et pas très joli...
Appelée "Nèfle du Japon", elle est originaire de Chine. Sa présence sur l'île était déjà signalée par Bréon, en 1825. La bibasse pousse très bien dans l'île et on la trouve en abondance dans les sentiers de randonnée (Grand-Bassin, Dos d'Ane, Entre-Deux...). Victime des insectes, il faut maintenant la traiter pour avoir des fruits sains. On cultive une variété à fruit un peu plus gro, ressemblant à une petite poire. Ce loquat est rond ou ovale, jaune ou orangé, selon les variétés. Riche en vitamine A, il contient peu de glucides (10 %) et de calories (38 cal/100 grammes) et il est très digeste et diurétique. Il est riche en acide citrique, malique et tartrique. Ce fruit se consomme frais, en compote, gelée et confiture. Ces noyaux, qui aident à la prise des gelées à la cuisson, doivent être utilisés avec précaution car ils peuvent rendre amères les préparations. Les noyaux sont utilisés parfois dans le rhum arrangé, et celui-ci prend alors un léger goût d'amande amère.
Fruit de la famille des passifloracées, la barbadine est originaire de l'Amérique du Sud. Ce fruit a été introduit en Afrique occidentale et en Asie, récemment. La barbadine nous arrive des Antilles vers 1880. Elle fructifie sur le littoral vers le mois de juillet/août. Les racines de la barbadine sont considérées comme de puissants narcotiques. Mais, sa pulpe aigre-douce se consomme sans danger. Ce fruit se mange à la petite cuillère, accomodé de Madère, de Porto ou de rhum. On réalise, en plus des jus, des gelées, des marmelades et confitures. Quand il est bien mûr, on fait également une gelée avec l'écorce. Lorsqu'il est encore vert, il est utilisé comme un légume, rappelant un peu le cocombre ou le chouchou. On le prépare en rougaille ou en daube.
La banane est un fruit tropical connu de tous. Mais certaines variétés sont méconnues des jeunes d'aujourd'hui. Appelée figue à la Réunion, il existe de nombreuses variétés : blanche, mignonne, valérie, gengéli, Saint Joseph ou encore Gabou. Ces bananes sont délicieuses bien mûres et on réalise avec elles des marmelades, pâtes de fruits, bonbons... La banane carrée se consomme cuite. On la fait flamber ou cuire en daube ou encore en carry, avec de la viande. Il existe aussi la banane rouge, la banane plantain, la banane cochon, qui sont toutes destinées à la cuisson.
Appelé encore amande des Indes ou amande des Antilles, le badamier est un arbre originaire du sud-est de l'Asie. Trois variétés sont connues dans l'île et l'une d'elle nous vient de Madagascar, par Rochon, en 1718. Très répandu dans l'île, le badamier se trouve surtout sur le littoral et sert d'arbre à ombre. uge ou jaune, le badamier mûr, ne nous donne qu'une fine couche de chair comestible. Dans certains pays, on conserve ses fruits encore verts dans du vinaigre. En-dessous de la pulpe, une coque épaisse et très fibreuse (prévoir un marteau ou un gros caillou pour la briser), renferme une amande délicieuse, fraîche ou sèche. De ces "grains de badamier", on réalise la "colle badamier", qui est une sorte de nougatine. Ces noyaux peuvent être utilisés en pâtisserie et en cuisine, comme les amandes. L'huile extraite de cette amande est très fine et ne rancit pas.
D'origine mexicaine, il nous arrive du Brésil, en passant par l'Île de France (en 1750, par lesquelin commandant la corvette l'Expédition) et à Bourbon en 1799, par Joseph Hubert L'avocatier pousse un peu partout dans l'île mais fructifie surtout sur le littoral et les régions peu hautes (0 à 600 mètres). S'il n'est pas vitime des cyclones, l'avocat est présent sur nos étals de janvier à mai, selon les expèces. Surnommé "beurre vert" à cause de la présence abondante de matière grasse (très digeste), ce fruit très nutritif, fournit un apport calorique important (132kCal/100grammes) et assez riche en vitamine A, B, C, E, D et PP et substances albuminoïdes. L'huile d'avocat comestible, est surtout employée en cosmétologie (prévient les pellicules et la chûte des cheveux). La pulpe crémeuse à la saveur de noix ou de noisette, convient très bien aux entrées foides relevées de vinaigrette ou de mayonnaise. On réalise aussi des mousses, des glaces, des potages... Ici, on le déguste nature avec du sucre ou en rougaille. L'avocat s'oxyde facilement et il faut le citronner pour éviter qu'il noircisse. S'il n'est pas mûr il faut l'envelopper dans du papier journal et attendre un peu. "Zavocat lé jaune kan lo grin y klok" (l'avacat est mûr que le noyau bouge quand on le remue).
Originaire de l'Amérique du Sud, ce roi des fruits s'est acclimaté aux Antilles, en Afrique et en Asie. L'ananas est connu depuis 1606 à l'Île de France et depuis 1668 à Bourbon. Aujourd'hui, il est très cultivé et commence à s'exporter. De nombreuses recherches ont permis une fructification qui dure presque toute l'année. Parmi les nombreuses espèces d'ananas, la variété Victoria est la plus appréciée. Elle a supplanté les autres espèces, Maingard, Cayenne... Fruit riche en vitamine C (22 mg/100 grammes), reminéralisant, il est recommandé aux enfants en pleine croissance. Il agit également comme diurétique, antiseptique, désinflammatoire intestinal, il stimule le pancréas, purifie le sang... Il renferme un ferment digestif (la bromaline, semblable à la papaïne) qui digère 1000 fois son poids en protéines. C'est la raison qui empêche la fabrication de desserts à base de gélatine, à moins de cuire l'ananas au préalable. Les utilisations de l'ananas sont connues de tous en desserts, comme en cuisine (gibier, palts aigre-doux...). A la Réunion, on réalise une boisson en faisant macérer les peaux au soleil, dans de l'eau sucrée, ou encore une mousse à base d'agar-agar. On l'utilise aussi pour la réalisaton de vinaigre et la fabrication de punchs. Ananas rouge, "le Diable"Il existe également une espèce sauvage comestible, poussant dans les ravines, appelée "Ananas le Diable" (photo ci-contre), à cause de sa couleur. Elle est plus utilisée en ornement des jardins.
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