Le pois carré nous viendrait de la Malaisie ou de l'Inde. Il est aussi connu aux antilles, en Asie et dans d'autres pays de la zone Océan Indien.De petites fleurs de couleur bleu pâle précèdent ces gousses angulaires aux ailettes frisées. Les pois carrés se consomment très jeunes, avant qu'ils ne soient fibreux et durs. Délicieux crus en salades, ils se cuisinent aussi en sauté ou en garniture cuits, dans des ragoûts de viande ou de volaille. Ces pois carrés donnent aussi un tubercule comestible, à condition de l'utiliser avant leur complet développement. Dans certains pays, on consomme les graines sèches, grillées comme des cacahuètes.
Variétés de woèmes et de zantacs se consomment jeunes, avant la formation de leurs graines. On les cuisine en salade comme les haricots verts, ou en ragoût avec le porc et les volailles. On peut les utiliser aussi en sauté à la façon chinoise.
Peut-être d'origine indonésienne, cette plante ne pousse que dans les bas de l'île, près des rivages marins. Appelé vacoa ou pinpin, on utilise ses feuilles pour des travaux de vannerie, dans l'artisanat local. On concomme parfois le fruit du vacoa (pinpin, voir photo ci-dessous), pour des préparations salées et sucrées. Mais, la partie la plus intéressante est le chou. Même s'il est moins fin que celui du palmiste, il reste un excellent produit.
Après avoir enlevé toutes les enveloppes dures, on n'utilise que la partie blanche et tendre? Ce produit s'oxyde rapidement et, pour l'empêcher de noircir, on le conserve avant la cuisson, dans de l'eau salée, légèrement vinaigrée. Plus utilisé cuit que cru, il convient très bien pour des carrys avec les viandes et charcuteries pays (saucisses, boucané, andouilles...). On peut l'utiliser en gratin ou comme légume cuit en daube, pour garnir les tourtes.
Plusieurs variétés (rouge ou blanc, avec ou sans épines) se disputent le privilège d'être le meilleur végétal comestible de l'île. Autrefois, le suc qu'on en faisait couler était utilisé comme boisson rafraîchissante et, si on le faisait fermenter, il devenait alors une boisson enivrante appelée "Calou" par les indiens. Le coeur du palmier ou chou palmiste se consomme en salade, en gratin, en achard, en daube et sert de garniture aux carrys de poulet ou de porc. On l'utilise aussi dans les salades composées, les quiches, les tourtes... Le palmisteSa texture croquante et sa saveur exquise font de lui un produit très fin qu'on peut utiliser dans les préparations les plus recherchées.
Autrefois aliment de base pour les habitants des hauts, le maïs a remplacé le riz pendant les périodes difficiles (guerres...). Il est aujourd'hui boudé car il évoque ces périodes de pauvreté, mais il existe toujours ,dans des familles qui le consomment plus ou moins régulièrement. Moulu à la grosseur d'un grain de riz, il est appelé "maïs de riz et est préparé tel ou mélangé à du riz. Pour bien l'accompagner, il faut des grains, parfois un bouillon de brèdes et un carry bien en sauce. On le prépare aussi en zambrocal, avec des pois ou des haricots rouges. Sous forme de semoule, il est appelé "maïs sosso". Le sosso est une bouillie plus ou moins épaisse que l'on consomme le matin, parfois accompagné d'un rougail de tomates, d'un morceau de morue ou de snook frit ou grillé. La farine de maïs, appelée "lamsim" ou "tison", est utilisée pour la confection d'un gâteau traditionnel.
Originaire de l'Amérique méridionale ou de l'Afrique de l'Est, il est aussi connu aux Antilles, au Sénégal et en Europe. Appelé dans certains pays "ketmie", on consomme aussi ses feuilles qu'on nomme "oseille de Guinée". Il est vendu parfois sec et ses graines servaient autrefois à remplacer le café. Riche en fer, en phosphore et en vitamine C, le gombo founit 40 Kcal pour 100 grammmes. L'oseille de Guinée est riche en minéraux, mais moins énergétique (23Kcal pour 100 grammes). Le gombo se cultive dans les potagers familiaux et on le récolte encore jeune avant que ses graines ne se soient fromées. Ensuite, il devient fibreux. Produit vedette de la cuisine créole américaine et antillaise, il est peu utilisé dans l'île et seules les familles d'origine indienne le préparent en beignets, ragoûts et parfois en ratatouilles et salades. Ce produit repoussant pour certains car, à la cuisson, il devient gluant et la sauce qui l'accompagne, gélatineuse.
Appelée "pomme-en-l'air", ou encore "pomme Edward" aux Seychelles, ce légume comme son l'indique, donne des tubercules aériens. Ressemblant beaucoup à la pomme de terre, elle en a les mêmes utilisations culinaires.
En médecine traditionnelle, sa pulpe séchée est utilisée contre les plaies, blessures et les hoffes servent également à traîter les ulcères.
Originaire de Polynésie, il est répandu en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Amérique Centrale. De Tonga-Tabou, dans le Pacifique, en passant par Java et Maurice, il arrive à Bourbon en 1777, envoyé par Cere à Jospeh Hubert. Grillé, cuit à l'eau, au four ou en confiture, il est très conommé aux Antilles et en Polynésie. A la Réunion, il refait son apparition sous toutes ses formes. La variété sans graines, qui est la plus connue ici, est utilisée pour la confection de gâteaux, de croquettes à la morue, de breignets, de soufflés, gratins, ainsi que de chips, frites... On le cuit aussi au sucre parfumé à la vanille ou encore au sel et poivre et au saindoux, pour accompagner les rôtis ou viandes en sauce. Sa forte teneur en amidon et sa texture farineuse lui ont valu cette appellation. 650 Kcal par kg, il contient aussi vitamines et sels minéraux. On en extrait une farine qui, mélangée à du blé, peut servir à la fabrication de la pâte à pain. Convoité dans le passé, pour servir de denrée bon marché pour les esclaves, à la Réunion, une mère laissait partir sa fille à un pauvre, à condition qu'il eût un pied de fruit à pain dans sa cour. On l'appelait ainsi "soutireur".
Cest tiges qui portent les fleurs d'oignons sont appelées parfois "baguettes" ou encore "tuyaux". Emincées en rondelles très fines, elles sont cuites avec le rougaille de morue ou de snook. Taillées en julienne et ébouillantées, elles se préparent aussi en salade.
En 1840, l'abbé GALABERT introduit inconsciemment, ce Lantana dans l'île. Considérée comme une peste végétale, cet abbé fut puni pour cette action par le nom de Galabert, donné à cette plante. Cette plante n'est pas maudite par tout le monde, car les enfants adoraient autrefois aller cueillir ces baies noires pour les déguster. Les magnifiques petits bouquest de fleurs qui recouvrent cet arbuste épineux ont un doux parfum et certains cuisiniers de l'île n'ont pas hésité à les marier, avec réussite, aux desserts et glaces. Aujourd'hui on laisse les fruits aux oiseaux, mais on cultive une variété (sans épines), pour servir de bordures aux allées pour la beauté des fleurs multicolores.
Variété de chou dont la tige renflée et charnue, forme une boule qui doit être consommée jeune pour être tendre. Son goût rappelle un peu celui du navet. Il est utilisé ici comme garniture des carrys de viandes et rentre dans la préparation du massalé de légumes mélangés. On consomme aussi ses jeunes feuilles, brèdes chou-rave, qui une fois émincées finement sont préparées en fricassée.
| Contrairement aux idées reçues, des champignons poussent à la Réunion et quelques fois, de manière innatendue. |
Champignons l'écume L'écume est le nom donné aux résidus humides de la canne à sucre et qui est utilisé comme fertilisant. Ces champignons blancs ou bruns clairs, apparaîssent aux lendemains des pluies sur les tas d'écume, encore fumants.
Un délice.
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Champignons de géranium
Ces champignons poussent sur les résidus de cuites de géranium. De type volovaire, ils peuvent être assez gros. Très apprécié des réunionnaise, il est devenu hélas rare et cher. Sa culture sur composte, tentée depuis peu, permettrait de les retrouver sur nos tables.
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Pleurottes
(il existe des pleurottes jaunes, grises et roses)
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En plus des pleurottes qui sont cultivées sous serre, sur des boudins de compost, d'autres variétés poussent à l'état sauvage, dans les sous-bois ou sur les troncs pourris, commes les cèpes (photo ci-contre), les bolets, les oreilles de chat... |
La capucine est une autre fleur qui pousse à l'état sauvage, et dont les réunionnais ont su tirer profit. Les fleurs sont préparées en beignets (spécialité souvent servie dans les tables d'hôtes). Les graines sont mises en conserve dans du vinaigre et du sel et remplacent avantageusement les câpres.
Fleur du bananier, c'est la partie terminale du régime de bananes qui est utilisée. Longtemps très consommé, puis oublié, ce produit revient en force dans la cuisine réunionnaise. Le régime de bananes, pour trouver son plein développement, a besoin qu'on le délivre de cette partie, à un moment donné. Comme la culture de la banane se développe de plus en plus, les babas-figue font apparition en nombre suffisant sur nos marchés forains. La baba-figue doit être débarassée de toutes ses enveloppes de couleur violette et on ne consomme que la partie blanche. D'un rendement assez faible, il faut préoir au moins deux babas-figue pour une personne (sauf s'ils sont vraiment très gros). La babafigue ou fleur de bananeEmincée finement, il faut la tremper tout de suite dans l'eau salée et vinaigrée pour éviter l'oxydation. Ce bain doit être renouvelé plusieurs fois pour enlever l'acreté de ce produit. On le cuisine en carry tel quel, ou encore avec des salaisons de viandes ou de poisson. Actuellement, on l'utilise aussi comme légume pour préparer les gratins, tourtes, farces.
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